En février dernier, nous vous informions du durcissement du dispositif de rupture conventionnelle :
đ Câest peut-ĂȘtre la mise Ă mort du dispositif qui risque dâĂȘtre adoptĂ© bientĂŽt.
đ€ La nĂ©gociation entre syndicats et patronat, achevĂ©e le 25 fĂ©vrier dernier, a abouti Ă la conclusion dâun avenant n° 3 Ă la convention dâassurance chĂŽmage du 10 novembre 2023.
đ Cet avenant prĂ©voit une rĂ©duction significative de la durĂ©e dâindemnisation pour les demandeurs dâemploi ayant conclu une rupture conventionnelle homologuĂ©e :
âĄïž de 18 Ă 15 mois pour les moins de 55 ans
âĄïž de 27 Ă 20,5 mois pour les 57 ans et plus
âïž Un obstacle juridique Ă lever
Ă ce jour, lâarticle L 5422-2 du Code du travail ne prĂ©voit pas que la durĂ©e dâindemnisation puisse varier selon le motif de rupture du contrat.
Il autorise uniquement une modulation en fonction :
- de lâĂąge
- des conditions dâactivitĂ© professionnelle antĂ©rieure
- et, le cas Ă©chĂ©ant, du suivi dâune formation
đ Une rĂ©forme lĂ©gislative est donc nĂ©cessaire pour rendre cette mesure applicable.
đïž Une Ă©volution dĂ©jĂ en marche
A ce jour si le projet de loi n° 470 a Ă©tĂ© adoptĂ© par le SĂ©nat le 1er avril 2026, il a Ă©tĂ© rejetĂ© par l’AssemblĂ©e nationale le 16 avril 2026 en premiĂšre lecture. A suivre donc!
đš Ce que cela changerait concrĂštement
Si cette réforme est définitivement adoptée :
- la rupture conventionnelle perdra une grande partie de son attractivité pour les salariés
- les stratĂ©gies de sortie nĂ©gociĂ©e devront ĂȘtre repensĂ©es
- les employeurs pourraient également voir évoluer les dynamiques de négociation
đĄ Ă suivre de trĂšs prĂšs : cette rĂ©forme pourrait profondĂ©ment modifier lâĂ©quilibre actuel entre sĂ©curitĂ© des salariĂ©s et flexibilitĂ© des entreprises.

