Par un arrĂȘt du 24 juin 2026 (Soc., n° 25-10.397), la Cour de cassation rappelle qu’un salariĂ© peut recourir Ă la procĂ©dure prĂ©vue par l’article 145 du Code de procĂ©dure civile afin d’obtenir, avant tout procĂšs, des Ă©lĂ©ments de preuve concernant ses heures de travail, y compris au travers de sa messagerie professionnelle.
âïž Les juges doivent toutefois procĂ©der Ă une analyse concrĂšte et vĂ©rifier plusieurs points essentiels :
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L’accĂšs aux e-mails est-il rĂ©ellement nĂ©cessaire pour Ă©tablir les heures de travail ?
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La demande est-elle strictement limitée à ce qui est utile (période concernée, type de messages, etc.) ?
đ Les donnĂ©es personnelles des tiers (clients, collĂšguesâŠ) sont-elles protĂ©gĂ©es, notamment par leur occultation lorsqu’elles ne sont pas indispensables, conformĂ©ment au RGPD ?
Dans cette affaire, la Cour de cassation casse la dĂ©cision de la cour d’appel, qui avait rejetĂ© la demande en la jugeant trop gĂ©nĂ©rale et en se fondant sur le seul rĂ©gime probatoire applicable aux heures supplĂ©mentaires, sans rĂ©aliser cette analyse concrĂšte ni encadrer la mesure sollicitĂ©e.
đĄ Ă retenir : le droit Ă la preuve des heures supplĂ©mentaires est confortĂ©, mais son exercice doit rester proportionnĂ©, ciblĂ© et respectueux de la vie privĂ©e ainsi que des exigences du RGPD.
Une dĂ©cision importante qui illustre une nouvelle fois la recherche d’un Ă©quilibre entre le droit Ă la preuve et la protection des donnĂ©es personnelles.
đ DĂ©cision de la Cour de cassation : https://www.courdecassation.fr/decision/6a3cc055cdc6046d479d8f34

