En principe, lorsquâun salariĂ© est dĂ©clarĂ© inapte, lâemployeur doit lui proposer un reclassement. Si ce reclassement nâest pas possible, lâemployeur doit informer le salariĂ© par Ă©crit des motifs rendant ce reclassement impossible, que lâinaptitude soit dâorigine professionnelle ou non professionnelle (articles L1226-2-1 et L1226-12 du Code du travail). đ
âïž Mais un arrĂȘt rĂ©cent du 11 juin 2025 (Cass Soc n°24-15297) apporte une prĂ©cision importante :
âĄïž Si lâavis du mĂ©decin du travail mentionne une dispense expresse de reclassement, lâemployeur nâa plus lâobligation dâinformer le salariĂ© des raisons de lâimpossibilitĂ© de reclassement.
Ces avis contiennent gĂ©nĂ©ralement lâune des mentions suivantes :
- « Tout maintien dans lâemploi serait gravement prĂ©judiciable Ă la santĂ© »
- « LâĂ©tat de santĂ© fait obstacle Ă tout reclassement dans un emploi »
â Cette solution est logique :
- Le salariĂ© est dĂ©jĂ informĂ© dans lâavis que son reclassement est impossible (article R4624-55).
- Lâemployeur nâa pas dâautres motifs Ă exposer que ceux dĂ©jĂ prĂ©cisĂ©s dans lâavis.
đĄ Ă noter : cette dĂ©cision sâajoute Ă la jurisprudence existante sur la dispense dâinformation, par exemple lorsque le salariĂ© refuse un reclassement conforme Ă lâavis du mĂ©decin (Cass Soc 24 mars 2021 n°19-21263). Dans ce cas, lâemployeur nâest Ă©galement pas tenu de notifier les motifs dâimpossibilitĂ© de reclassement.
Cette Ă©volution renforce la sĂ©curitĂ© juridique de lâemployeur tout en clarifiant le rĂŽle central du mĂ©decin du travail dans la protection de la santĂ© des salariĂ©s. âïžđŒ

