Aujourdâhui, les enquĂȘtes internes se multiplient dans les entreprises pour prĂ©venir et dĂ©tecter les manquements au droit du travail. Pourtant, elles restent peu encadrĂ©es, puisqu’aucun texte lĂ©gal ne dĂ©finit prĂ©cisĂ©ment ce quâest une enquĂȘte interne ni les rĂšgles Ă suivre pour la mener.
Le Code du travail ne fournit aucune définition et laisse un vide juridique important.
Pourtant, certaines décisions récentes commencent à apporter des repÚres :
1ïžâŁ DĂ©cision du 11 juillet 2024 (n° 2024-105) : la CNIL prĂ©cise ses recommandations pour la conduite dâenquĂȘtes internes sur les agissements de harcĂšlement sexuel.
2ïžâŁ DĂ©cision cadre du 5 fĂ©vrier 2025 : la DĂ©fenseure des droits publie des recommandations essentielles sur la discrimination et le harcĂšlement sexuel dans lâemploi privĂ© et public, notamment sur le recueil des signalements et la conduite des enquĂȘtes.
đ Le 9 dĂ©cembre 2025, une proposition de loi visant Ă donner un cadre lĂ©gislatif clair aux enquĂȘtes internes a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e Ă lâAssemblĂ©e nationale. Lâobjectif ? DĂ©finir lâenquĂȘte interne, ses objectifs, ses garanties et assurer le respect des droits des personnes auditionnĂ©es.
Cette Ă©volution marque un tournant majeur pour les entreprises, qui pourront bientĂŽt sâappuyer sur des rĂšgles claires et sĂ©curisĂ©es pour gĂ©rer les enquĂȘtes internes.

