Cela est parfois oublié, mais dans une association, ce sont les statuts qui déterminent qui peut sanctionner et licencier.
âïž Pourquoi ?
Parce quâĂ dĂ©faut de dĂ©lĂ©gation de pouvoirs expressĂ©ment prĂ©vue, seuls les statuts indiquent lâorgane compĂ©tent. Les statuts peuvent ainsi prĂ©voir que ce pouvoir revient au PrĂ©sident ou au Conseil dâadministration.
đĄ Et pour la rupture conventionnelle ?
La question a Ă©tĂ© tranchĂ©e par la Cour de Cassation dans un arrĂȘt du 22 octobre 2025 (n° 24-15046) :
- Le PrĂ©sident avait dĂ©lĂ©guĂ© Ă sa directrice le soin de signer la rupture conventionnelle dâune salariĂ©e.
- La rupture avait Ă©tĂ© homologuĂ©e par lâadministration.
- Pourtant, la salariĂ©e a saisi la juridiction prudâhomale pour requalifier la rupture en licenciement sans cause.
đ Le verdict ?
- Les statuts conféraient au seul Président le pouvoir de régulariser les lettres de licenciement.
- Les délégations internes ne permettaient à la directrice que de préparer les procédures.
- Résultat : la rupture conventionnelle a été requalifiée en licenciement sans cause, avec versement des indemnités associées.
đž Morale de lâhistoire : La facture peut ĂȘtre lourde ! đ
Vérifiez ce point en amont avant de signer une rupture conventionnelle dans une association.

